· oppression ·
La liberté se perd dans le pays de Marianne, là où les manifestations sont devenues synonymes d’arrestations. Dans la rue, les mains se lèvent face aux boucliers, les corps se tordent pour se protéger. Encore combien d’yeux à éborgner avant d’espérer être écoutés ? Gardiens de la paix ou soldats de la répression, éclairez-nous car on ne sait plus très bien quelle est votre mission : nous protéger ou nous intimider ? Vous qui ne devriez pas avoir de camp, vous êtes au service du gouvernement.
Cette République, qui se veut protectrice, nous enveloppe de violences puis nous accuse de turbulences. Pourtant, ce sont eux qui utilisent la force comme outil de gouvernance. Subtilement, le filtrage médiatique fait son travail : on camoufle les bavures mais on propage le discours de toutes ces ordures.
Sournoisement, on criminalise les mouvements sociaux, on décourage le peuple de se battre pour ses idéaux.
L’injustice nous brûle, comme un acide qu’on nous jetterait au visage et qui laisse des cicatrices. Cette violence n’est pas seulement physique lors des affrontements, elle marque au fer rouge les psychés. Vous n’étoufferez pas notre colère ni notre dignité, malgré toutes vos tentatives pour nous disperser. Aujourd’hui, la fracture est bien réelle, mais les hautes sphères ne côtoient pas le bitume, elles le contrôlent de loin pour nous faire taire.
Comme un murmure devenu clameur, un écho amplifié, tentaculaire, la répression systémique est partout. Comment a-t-elle pu se frayer un si grand chemin ?
Text by @lea_doom
Illustration by @cam_illustrations